Poétesse de l’érotisme

   Nantie d’une véritable sensualité spirituelle, Hildegarde de Bingen est la première dans la poésie occidentale à emprunter le vocabulaire courtois, érotique, pour l’utiliser à l’égard de la religion. Dans ses poèmes, sexualité, nature, religion et plaisir sont intimement liés.

En témoigne ce court poème de son cru :

 

Dieu t’a infusé son verbe,

Et ton ventre a fleuri,

Car l’esprit de Dieu y a pénétré.

 

Ou ce poème adressé à la vierge :

 

O toi, la plus belle et la plus suave,

Combien Dieu s’est plu avec toi,

Lorsqu’il a placé en toi l’étreinte de sa chaleur,

Et qu’ainsi tu as nourri son fils.

Ton ventre s’est réjoui,

Quand tu as fais retentir toutes la symphonie des cieux.

Tes entrailles se sont réjouies,

Telle l’herbe qui reçoit la rosée

Qui lui infuse la verdeur (virilité)

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